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Peur d’aller à sa séance de psy : c’est normal ?

  • Photo du rédacteur: Mélisande Odiard
    Mélisande Odiard
  • 14 sept. 2025
  • 3 min de lecture
Ces peurs sont fréquentes et légitimes. En séance, je les accueille toujours avec attention et compassion.
Ces peurs sont fréquentes et légitimes. En séance, je les accueille toujours avec attention et compassion.

Beaucoup de personnes ont déjà vécu cette sensation : on souhaite faire de la thérapie, le rendez-vous approche, cette démarche nous parle toujours… et pourtant, une boule au ventre se forme.


On hésite, en se demandant même s'il ne vaudrait pas mieux annuler. Et ce, même lorsqu'on sait que notre psy n'est pas là pour nous juger, et que ça se passe bien avec lui.elle !


Alors pourquoi cette appréhension revient-elle encore ?


En réalité, c’est quelque chose de très fréquent et de tout à fait normal. Beaucoup de personnes, même après des mois de thérapie, ressentent cette peur avant leurs rendez-vous. Explications et solutions.

Pourquoi on redoute parfois une séance qu’on attend pourtant ?

Parce qu’aller en séance, cela nous fait ressentir plein de choses. On sait qu’on va se retrouver face à soi-même, parler de choses importantes, parfois douloureuses. Ça peut réveiller plusieurs craintes :

  • la peur de revivre des émotions trop fortes,

  • la peur de ne pas avoir avancé depuis la dernière fois,

  • la peur de décevoir son.sa psy,

  • ou encore la peur d’être submergé.e et de ne pas arriver à “tenir le coup”.

Ces appréhensions ne sont pas des signes de faiblesse. Elles montrent plutôt que l'on touche à quelque chose de sensible et d’important.


Bonne nouvelle : c'est précisément lorsqu'on aborde des éléments sensibles que l'on avance. Et ce qu'on ressent mérite pleinement d'être pris en considération. C'est ok d'avoir peur !


Que se passe-t-il dans notre tête ?


"Que va-t-il se passer si on évoque quelque chose de difficile ? Je vais m'effondrer, pleurer, faire une crise d'angoisse. C'est sûr !"

Voici un parfait exemple d’anticipation, ces pensées, comment dire... Peu agréables qui sont très fortes pour nourrir l’anxiété !


On imagine ce qui pourrait mal se passer, alors même qu'en réalité, la séance ne ressemble jamais aux pires scénarios catastrophes qui passent dans notre tête.


Beaucoup de patient.e.s redoutent l’émotion en elle-même plutôt que la situation. C’est là que la validation est essentielle :

Oui, c’est normal d’avoir peur de souffrir, mais c'est temporaire, c'est normal et je ne suis pas seul.e avec tout ça”.


Le ou la psy est là pour accueillir tout ça, et vous rassurer !


Parfois aussi, on ressent de la honte : cette petite voix intérieure qui dit :

“Je vais avoir l’air nul·le, faible, trop compliqué·e”. Ce qui aide : apprendre à se parler avec plus de compassion, comme on parlerait à un ami qu’on aime. Cet exercice est parfois difficile, mais faire preuve d'une parole bienveillante envers soi peut vraiment aider à apaiser l'émotion. Et lorsqu'on y parvient pas, ça peut aussi faire l'objet d'un travail en séances :)


Comment traverser cette appréhension ?


  • S’autoriser à le dire en séance : En tant que psy, c'est hyper précieux de le savoir ! On peut commencer par ça. L'idée sera de resécuriser ce contexte de thérapie, de comprendre ce qu'il fait peur et d'apaiser tout cela ensemble.

  • Nommer la peur : parfois dire à voix haute “j’ai peur de cette séance” suffit déjà à réduire la pression.

  • Revenir au présent : notre esprit anticipe, mais là, tout de suite, on peut tenter de se recentrer sur quelque chose de simple comme la respiration ou le contacte de nos pieds sur le sol par exemple.

  • Être bienveillant·e avec soi-même, mettre du sens : se rappeler que ressentir du stress avant une séance n’est pas un échec, ça montre parfois simplement que ce moment est important pour nous.


A savoir

Parfois, la peur de consulter peut nous amener à annuler nos séances, même au dernier moment. Cette situation a plusieurs désavantages : on avance moins, la thérapie se délite et le cadre s'abime. Mais l'émotion sous jacente est à considérer pleinement : avec le.la thérapeute, il s'agira de reconstruire ensemble un cadre permettant de contrer ces peurs et ces annulations, pour avancer au mieux.


Au cours de nos séances, je met un point d'honneur à accueillir vos ressentis et à vous aider à les traverser, ensemble.


En résumé

Avoir peur avant une séance de psy, c’est normal. C’est la preuve que l'on touche quelque chose d’important. Plutôt que de lutter contre cette peur, on peut apprendre à l'accueillir et avancer avec elle.

Et si un jour on commence la séance en disant simplement : “aujourd’hui, j’avais peur de venir”, vous verrez : ça peut être un des meilleurs points de départ pour avancer !





 
 
 

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